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Friday, March 1, 2024

la situation sécuritaire à l’est du pays est de plus en plus inquiétante, alerte MSF

Ces derniers jours, les structures médicales soutenues par l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) au Nord-Kivu ont été confrontées à un afflux massif de blessés de guerre. Parallèlement, des milliers de personnes fuient les récents affrontements armés. Alors que les civils et les établissements de santé sont pris au piège de ces combats, des organisations humanitaires lancent un appel urgent à toutes les parties impliquées dans le conflit pour garantir la sécurité des patients, du personnel médical et des infrastructures de soin.

Publié le :

2 mn

 

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Ces dernières semaines, dans le centre-ville de Mweso, situé dans le territoire de Masisi, plusieurs maisons ont été touchées par des explosifs, causant la mort de civils. 

Selon les rapports de Médecins Sans Frontières (MSF), au cours de la seule semaine du 22 janvier, environ 20 civils ont perdu la vie, dont un enfant, et 41 autres ont été blessés.

Le 2 février, la zone entre l’hôpital de Mweso et la base de MSF a été frappée par un explosif. Une semaine auparavant, des balles tirées de différentes directions avaient atteint la base de MSF et l’hôpital de Mweso, blessant un membre du personnel soignant.

Blessés de guerre

En janvier, principalement dans les deux dernières semaines du mois, les équipes médicales de MSF, en collaboration avec le ministère congolais de la Santé, ont pris en charge 67 blessés de guerre, principalement victimes de blessures par balles ou d’explosions. Plus de cinquante de ces patients étaient des civils, parmi lesquels figuraient 21 enfants, car « les batailles se passent très proche de la ville », explique Nathalia Torrent, coordinatrice de la réponse de MSF à Goma.

Nathalia Torrent, coordinatrice de la réponse de MSF à Goma

RFI

 

À lire aussiLa situation dans l’est de la RDC au cœur de la visite du secrétaire général adjoint de l’ONU à Kinshasa

Le conflit, loin de s’apaiser, s’étend désormais vers le sud et affecte également le Sud-Kivu, provoquant une nouvelle vague de déplacés. À l’hôpital général de référence de Minova, le personnel médical a pris en charge une trentaine de blessés entre le 2 et le 6 février, selon MSF.

On va faire au mieux mais on ne peut pas le faire seul.

Nathalia Torrent, coordinatrice de la réponse de MSF à Goma

RFI

Parallèlement, les organisations membres du Forum des ONG Internationales en RDC rapportent des informations préoccupantes sur des assassinats ciblés, des disparitions forcées et le harcèlement des civils par les parties au conflit. De ce fait, Luc Lamprière, directeur du Forum a souligné l’urgence d’une action pour protéger les civils et garantir l’accès humanitaire.

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