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Monday, February 26, 2024

le pays toujours dans l’attente des résultats officiels

Toujours pas de résultats officiels et définitifs au Pakistan, deux jours après les élections législatives. Mais des tendances de plus en plus précises quand même. La surprise semble se confirmer du côté du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) d’Imran Khan: les candidats indépendants qu’ils soutenait sont en tête en terme de sièges, 99 selon le dernier décompte. Sauf que ça ne suffit pas pour obtenir une majorité absolue, et cela pourrait profiter à la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), de Nawaz Sharif, a priori mieux placé pour négocier des alliances.

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Ce qui se profile ce samedi 10 février, c’est une alliance du PML-N, le parti de Nawaz Sharif (71 sièges) et du Parti du peuple pakistanais (PPP) de Bilawal Bhutto Zardari (53 sièges), qui se sont mis d’accord la nuit dernière pour «travailler ensemble» c’est-à-dire former une coalition afin d’avoir la majorité, dit notre correspondante au Pakistan, Sonia Ghezali. Nawaz Sharif avait, dès hier soir, donné un discours de victoire devant des milliers de partisans. Seulement, le PTI d’Imran Khan, emprisonné notamment pour une affaire de corruption, déclare lui aussi la victoire. Ses candidat qui n’ont pas été autorisés à se présenter sous l’étiquette du parti, ont cependant le plus grand nombre de sièges, et il cherchent à se rallier à un autre parti afin de posséder cette majorité à l’Assemblée. 

Un sentiment de frustration

Beaucoup de questions restent en suspens à ce stade. Le chef de l’armée a réagi ce matin par voie de communiqué, en déclarant que le Pakistan devait «rompre avec la politique de l’anarchie et de la polarisation qui ne convient pas à un pays progressiste». Ces élections et le dépouillement qui a suivi sont teintés d’irrégularités et d’un sentiment de frustration et de manque de transparence. L’absence de réseau mobile le jour du scrutin, les problèmes d’internet les jours qui ont suivi, ont favorisé le climat de suspicion à l’égard du processus électoral.

Le traitement d’Imran Khan et de ses partisans, victimes de répression, a créé une atmosphère anxiogène et décevante pour les électeurs qui sont nombreux à ne pas avoir confiance dans le processus électoral pakistanais, comme le révèle un récent sondage: 70% de la population n’a pas confiance dans l’intégrité des élections.

Le soutien très convoité des partis de moindre envergure 

Fondés sur des dynasties familiales et traditionnellement rivaux, la PML-N et le PPP se sont partagé le plus clair du pouvoir avec l’armée, depuis des décennies. Ils ont déjà travaillé ensemble et pourraient renouveler l’expérience, écrit l’AFP. Ils avaient formé un gouvernement de coalition, sous la direction de Shehbaz Sharif, le frère de Nawaz, après l’éviction d’Imran Khan du poste de Premier ministre par une motion de censure en avril 2022. Les partis de moindre envergure ont remporté 27 sièges au total, notamment 17 pour le mouvement Muttahida Qaumi (MQM), et pourraient susciter les convoitises du PTI ces prochains jours.

À lire aussiÉlections législatives au Pakistan: des résultats partiels surprenants, critiques sur le dépouillement

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