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Monday, February 26, 2024

Un vaste réseau de fabrication d’armes 3D démantelé en France et en Belgique

Un réseau de fabrication et de vente d’armes fabriquées avec des imprimantes 3D a été démantelé la semaine dernière en France et en Belgique. Quatorze personnes ont été interpellées et six écrouées. Une première.

Publié le :

2 mn

« Il s’agit d’une première en France » qui « ne manque pas de nous inquiéter », a déclaré le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone à l’occasion d’une conférence de presse. Pilotées par la division « cyber » de la gendarmerie nationale, des investigations minutieuses menées pendant un an et ayant notamment nécessité l’infiltration d’enquêteurs au sein de groupes Telegram, auront été nécessaires pour parvenir à ce vaste coup de filet survenu fin janvier dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile-de-France, Grand-Est, Midi-Pyrénées et en Belgique.

Trois cents gendarmes, dont des membres de l’unité d’élite GIGN, ont été mobilisés pour interpeller quatorze personnes, récupérer huit imprimantes 3D, sept armes 3D complètes ainsi que 24 armes conventionnelles, souvent non déclarées et saisies principalement chez des collectionneurs.

À la tête de ce réseau figurait un homme de 26 ans, déjà condamné pour une infraction liée aux stupéfiants et vivant désormais en Belgique. Un mandat d’arrêt international a été émis à son encontre pour qu’il soit remis aux autorités françaises. En tout, six personnes ont été placées en détention provisoire, cinq autres sont sous contrôle judiciaire, dont une maintenue à domicile sous bracelet électronique. Toutes ont entre dix-huit et une trentaine d’années et certaines ont des antécédents judiciaires.

« Ces individus sont dans une véritable idéologie pro-armes et importée des États-Unis, a expliqué le colonel Hervé Petry, chef de l’unité de nationale cyber, au micro de notre correspondante à Marseille, Siam Spencer. Leur volonté, c’est vraiment de diffuser les armes au plus grand nombre dans un esprit de lutte contre un état jugé totalitaire et oppressant. » Le réseau proposait aussi de quoi fabriquer des armes à la maison. « Ces individus mettent à disposition une imprimante qui coûte 150 euros et une recette de fabrication sur des fichiers spécifiques qui s’appliquent aux imprimantes », poursuit le colonel Petry. Tous les profils partagent une idéologie radicale, qu’elle soit d’extrême droite, d’extrême gauche, ou écologiste radical, collectionneur ou trafiquants. » 

La livraison se faisait « par des procédés de livraisons Vinted », explique le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. Ces armes étaient vendues à des prix avantageux : environ 1 500 euros pour une mitraillette quasi similaire à une arme classique. « C’est illégal, les peines les plus lourdes montent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement traditionnel », prévient-il.

(Et avec AFP)

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