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Saturday, March 2, 2024

une journée de haute tension en Haiti

Publié le :

4 mn

Ce mercredi 7 février 2024, c’est la date à laquelle le Premier ministre Ariel Henry devait se retirer, selon un accord signé par lui-même le 21 décembre 2022. Mais ce ne sera pas le cas, le gouvernement par intérim qui s’est mis en place après l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021 restera au pouvoir, ce qui provoque un grand mécontentement dans la population. Mardi, des manifestations ont eu lieu un peu partout dans le pays et cela fait bien sûr la Une de la presse ce matin.

Port-au-Prince, Ouanaminthe, Gonaïve, Hinche ou encore Cap-Haïtien… Dans les principales villes du pays, des manifestants ont demandé le départ du Premier ministre. Les tensions étaient vives avec des heurts entre la police et les protestataires au Cap-Haïtien, comme le rapporte Le Nouvelliste, ou l’attaque armée contre un commissariat à Ouanaminthe qui a fait un mort. Ouanaminthe en ébullition, titre le journal Gazette Haïti. Selon le quotidien, des agents de la BSAP, une brigade créée à l’origine pour protéger les forêts, mais qui s’est transformée en milice armée, ont défilé à Port-au-Prince, « une véritable démonstration de force », écrit Gazette Haïti.

La présence de Guy Philippe suscite panique et curiosité

La BSAP qui soutient l’ancien putschiste contre le président Aristide, Guy Philippe, lequel est apparu en public à Pétion-Ville mardi. C’est à lire dans un reportage du Nouvelliste. La présence de Guy Philippe « a provoqué une panique dans les rues », mais a également « suscité de la curiosité », écrit le journal. L’ancien sénateur élu ne cesse d’appeler la population, la police et l’armée et se soulever contre le gouvernement. Une semaine qui sera « difficile » écrit Le National. Le quotidien accuse les autorités de s’enfermer dans leur « mutisme habituel, tandis que les opposants cherchent à gagner la bataille de la communication ».

En tout cas, alors que la tension politique monte, l’économie continue à se dégrader, note le journal. « Le nombre de familles fuyant leurs maisons sous le feu criminel de bandes armées augmente quotidiennement. Dans le même temps, tels des boas constricteurs, les groupes criminels continuent de resserrer leur étau sur la ville. Et cette strangulation à la fois économique et sociale a un impact désastreux sur le panier de la ménagère. La ville assiégée est menacée de graves pénuries. Certains marchés ne sont plus alimentés et les consommateurs sont aux abois », écrit Le National.

Les consommateurs aux abois et tout un pays « sur la lame d’un rasoir »

C’est le titre de l’éditorial du Nouvelliste. Le pays chemine sur une lame de rasoir », écrit-il.« Les funambules de l’extrême qui mènent le jeu politique peuvent réussir l’exploit d’arriver à bon port avec leur projet respectif ou perdre pied et la nation finira écartelée, dans un bain de sang. Ce 7 février 2024, le pays est pris entre un gouvernement inefficace et des propositions pas trop claires. Le mois de février s’annonce dramatique si les uns et les autres ne se mettent pas à rechercher le meilleur pour le pays, pour la nation », peut-on lire dans Le Nouvelliste.

La presse chilienne rend hommage à Sebastián Piñera

Les manchettes des journaux chiliens sont imprimées en partie en noir, en guise de deuil après la mort de l’ancien président Sebastián Piñera mardi 6 février dans un accident d’hélicoptère. Toute la presse rend hommage au premier président de droite élu après la fin de la dictature, un homme qui « a assuré la continuité des institutions démocratiques », écrit El Mercurio.

Sa première élection en 2010 a ouvert un espace pour le retour de la droite au pouvoir, estime La Tercera, mais cette fois-ci, « une droite démocratique, qui s’est partagé le pouvoir avec la gauche, ce qui a clairement contribué à consolider la normalité démocratique. Il s’en fichait d’avoir été l’homme le plus riche du pays, sa véritable ambition, c’était de conquérir la Moneda, le palais présidentiel, ce qu’il a réussi à faire deux fois. Pendant ses mandats, il a dû gérer entre autres un tremblement terre, un accident minier, des manifestations sociales et la pandémie du Covid… Des situations extrêmes alors que son tempérament ne l’était pas », écrit La Tercera.

Taylor Swift n’aime pas qu’on traque ses déplacements en avion

Selon les informations du Washington Post, la chanteuse Taylor Swift s’en est pris à un jeune informaticien de Floride qui traque les mouvements des jets privés des milliardaires. Le journal rapporte que les avocats de Taylor Swift ont demandé à Jack Sweeney d’arrêter de publier ces informations sur les vols, car elles provoqueraient chez la chanteuse « une détresse émotionnelle et physique ».

Les avocats menacent de poursuivre le jeune homme s’il continue ses publications. Jack Sweeney qui a déjà suscité la colère d’Elon Musk pour les mêmes raisons, pour avoir suivi son avion privé, réagit sur le site d’information The Verge : « Je pense qu’il est important de noter que je n’ai nulle part l’intention de faire du mal. En fait, je pense que Swift a fait de bonnes chansons. Je crois dans la transparence et dans l’information publiquement disponible ».

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